Le royaume végétal est très vaste puisqu'il existe plus de mille espèces sur toute la terre. Sa distribution tellement variée fait qu'on trouve des plantes presque dans n'importe quel endroit de la terre.
La principale caractéristique qui distingue les végétaux des animaux est leur capacité à se nourrir de manière autotrophe, c'est-à -dire, qu'ils prennent eux-mêmes par la radiation solaire l'énergie nécessaire pour favoriser leur croissance. Pour effectuer ceci, la majorité des plantes contiennent un pigment appelé chlorophylle.
Les premières importantes oeuvres botaniques qui sont conservées datent des 4ème et 3ème siècles précédents le nôtre. Ils sont dus à Teofaste (372-287 A.C.), premier botaniste qui a fait une classification et a divisé les plantes :
- Monocotiledons (avec un cotylédon)
- Dicotiledons (avec deux cotylédons)
Au premier siècle après le Jesus-Christ, Dioscoride a ordonné les espèces botaniques en trois groupes, en tenant compte de leur utilité : produits alimentaires, médicinaux et toxiques.
Au Moyen Age, on a donné davantage d'importance à la description des espèces qu'à leur classification. A partir du 16ème siècle, des auteurs, préoccupés pour récupérer d'anciennes classifications, sont apparus. Les botanistes se sont alors basés sur certains caractères morphologiques comme la forme des fleurs, le nombre de pétales et leur disposition, ...
Linneo a été le naturaliste le plus important à cette époque puisqu'il a introduit la distinction entre des plantes sans fleur (criptogame) et avec des fleurs (phanérogame). Il a divisé ces dernières en hermafrodites (avec des organes masculins et féminins) et unisexuelles (avec des organes masculins ou féminins). Il les a ensuite groupées en tenant compte de la disposition de la fleur.
Adolphe-Théodore Brongniart (1801-1876) a commencé à introduire presque cent ans plus tard, les critères filogénétiques de classification, c'est-à -dire, basés sur l'évolution.
Plus tard, Adolphe Engler (1844-1930) a distribué les plantes en treize divisions fondamentales.
Actuellement avec l'avance des sciences auxiliaires appliquées à la botanique (biochimie, cytogénétique, écologie, ...) on a augmenté les critères notamment avec la systématique. Pour cette raison, les classifications actuelles se basent sur les caractéristiques non seulement morphologiques ou anatomiques, mais aussi cytologiques, génétiques, biochimiques et écologiques.